COMMUNIQUE DE PRESSE N°005 – 2021 RDCONGO : LES AUTORITES CONGOLAISES APPELLEES A REHABILITER URGEMMENT LA PRISON CENTRALE DE MASIMANIMBA, PROVINCE DU KWILU ET A HUMANISER LES CONDITIONS DE DETENTION

La Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV) exprime ses vives préoccupations consécutivement à l’état actuel de dégradation très avancée de la Prison Centrale de  Masimanimba dont deux (2) de ses murs se sont écroulés depuis  le 07 janvier 2021 suite à une pluie torrentielle qui s’est abattue sur la contrée.

En effet, la VSV déplore la passivité des autorités congolaises en général, et celles de   la province du Kwilu en particulier qui ne fournissent aucun effort pour la réhabilitation de ladite prison depuis sa construction en 1952.

Selon les informations parvenues à la VSV, suite à cette situation, une tentative d’évasion des détenus a été évitée de justesse grâce à l’intervention des éléments de la Police Nationale Congolaise (PNC) commis à la garde de ladite prison. Après cette tentative d’évasion, les autorités judiciaires et pénitentiaires locales ont décidé de  transférer  provisoirement trente-cinq (35) détenus dans des commissariats et sous-commissariats de la PNC  sur place à Masimanimba et quinze (15) autres au cachot du Parquet de Grande Instance de Bulungu.

Il sied de relever que dans la nuit du mardi 09 à mercredi 10 février 2021 plus d’une dizaine des détenus s’était évadée du cachot du sous commissariat Lukula et une dizaine d’autres détenus s’était évadée,  le 26 janvier 2021 vers 20 heures du cachot du commissariat de District de la PNC parmi lesquels ceux venus de la prison centrale de Masimanimba, et ce, après leur transfèrement dans lesdits cachots. L’inquiétude de la VSV est d’autant plus grande que suite à ces évasions, les mêmes détenus condamnés pour divers crimes commis risquent de récidiver en troublant ainsi l’ordre public et la paix au sein de la communauté.

Dans un autre registre, il sied de signaler les conditions inhumaines dans lesquelles vivaient les détenus à la Prison Centrale de Masimanimba.

Ces conditions se caractérisent entre autres par la mauvaise alimentation, l’absence des soins de santé appropriés, le manque de matelas, manque d’installation hygiénique, manque d’eau et d’électricité,…

Au regard de ce qui précède, tout en condamnant l’état actuel de dégradation avancé de la prison centrale de Masimanimba,   la VSV invite les autorités congolaises à :

  • Réhabiliter urgemment la prison centrale de Masimanimba afin de permettre à celle-ci de reprendre son fonctionnement normal ;
  • Humaniser les conditions de détention selon les règles minima des Nations Unies en la matière ;

Instruire les forces de sécurité de procéder à la traque des détenus évadés  en vue de les retourner en prison afin de garantir la sécurité des personnes et de leurs biens dans le territoire de Masimanimba.

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *