PRESSE N°032 – 2018 RDCONGO : LA TORTURE, UNE ATTEINTE GRAVE A LA DIGNITE ET DROIT A L’INTERGRITE PHYSIQUE DE LA PERSONNE HUMAINE

A l’occasion de la commémoration le 26 juin 2018 de la Journée Internationale de soutien aux victimes de la torture, journée instituée par les Nations Unies, la Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV) exprime sa vive désapprobation contre la persistance de la pratique de la torture et autres peines et traitements cruels, inhumains ou dégradants tant décriée à travers le monde.

 

En effet, en RDCongo certains agents de l’Etat ne continuent pas moins à se livrer à la pratique de la torture et autres peines et traitements cruels, inhumains ou dégradants bien que cela constitue une négation flagrante de la dignité inhérente à la personne humaine et ce, en dépit de la promulgation par le Chef de l’Etat, de la loi n°011/008 du 9 juillet 2011 portant criminalisation de la torture.

 

Force est de relever que les dispositions légales incriminant la pratique de la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradant sont souvent ignorées ou foulées aux pieds par la plupart des tortionnaires qui, généralement bénéficient de l’impunité à cause de leur position ou jouissent de la couverture de la part de leurs chefs hiérarchiques .

 

Tous les instruments juridiques relatifs aux droits de l’homme enjoignent aux Etats et leurs mandataires à respecter et à protéger la dignité humaine, y compris  celles des personnes vulnérables notamment la femme et l’enfant ainsi que la personne vivant avec handicap.

 

En définitive, la VSV élève ses vives protestations contre toute pratique de la torture sous toutes ses formes et recommande au gouvernement de la RDCongo de :

  • Redoubler d’efforts et de vigilance pour éradiquer la pratique de la torture sous toutes ses formes sur toute l’étendue du pays ;
  • Vulgariser et sensibiliser suffisamment la loi portant criminalisation de la torture aux fins de prévenir les violations en la matière ;
  • Engager des poursuites judiciaires et sanctionner des auteurs de la torture et leurs commanditaires en vue de décourager ces derniers et mettre un terme à la violation de la dignité humaine ;
  • Indemniser les victimes de la torture pour les préjudices subis.

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