PRESSE N°024 – 2018 RDCONGO : POUR LA LIBERATION DE M. MATTHEUS KANGA LONDIMO, PRESIDENT DES DYNAMIQUES DES JEUNES/SOCIETE CIVILE FORCES VIVES A KISANGANI, PROVINCE DE LA TSHOPO

La Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV) dénonce avec la dernière énergie le harcèlement, les menaces suivies d’arrestation des acteurs de la société civile de Kisangani, province de la Tshopo. Le dernier cas en date est l’arrestation de messieurs David YOFEMO MALOMALO, âgé de 43 ans, IKOLO LYELE Bruno, âgé de 46 ans et Mattheus KANGA LONDIMO, âgé de 28 ans, tous de la Société Civile Forces Vives.

Le premier a été arrêté le 23 avril 2018 sous prétexte d’avoir voulu faire une interview au sein de la Mairie pour annoncer l’arrestation de Mattheus KANGA. Arrêté mais libéré le même jour, le deuxième (Bruno IKOKO) est cependant obligé de répondre devant les services de sécurité pour « clarifier  la situation de leur structure Société Civile Forces Vives  et surtout de préciser les rapports qu’il entretient avec les autres structures qui devraient prendre part à la marche pacifique prévue à la même date ».

Quant au troisième, M. Mattheus KANGA LONDIMO, il a été arrêté, jugé en flagrance et condamné à six (6) mois de servitude pénale principale par le Tribunal de Paix de Kisangani/Makiso car accusé d’« incitation à la désobéissance civile » pour avoir demandé aux élèves de prendre part à la marche pacifique.

De sources concordantes, les motifs ci-haut évoqués frisent un montage, comme il est de coutume en RDCongo pour réduire au silence les acteurs de la Société Civile. En effet, les trois acteurs de la Société Civile ont été arrêtés pour avoir prévu l’organisation lundi 23 avril 2018 d’une marche pacifique pour dénoncer l’insécurité dans la ville de Kisangani.

Pour la VSV, les trois acteurs de la Société Civile Forces vives n’ont commis aucun fait infractionnel et n’ont fait qu’exercer leur droit légitime en projetant l’organisation d’une manifestation pacifique pour revendiquer la protection et la sécurité de toutes les personnes habitant la ville de Kisangani, province de la Tshopo.

…/…

La VSV rappelle aux autorités rdcongolaises que le droit à la protection et à la sécurité des personnes et leurs biens est garanti par la Constitution de la RDCongo et les autres instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme.

Eu égard à ce qui précède, la VSV exige des autorités rdcongolaises:

  • La libération immédiate et sans condition de  monsieur Mattheus  KANGA LONDIMO ;
  • Le respect strict de la liberté de manifestation garantie par la Constitution de la RDCongo et des instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme
  • Indemniser les victimes pour les préjudices subis.

 

Fait à Kinshasa, le 09 mai 2018.

 

LA VOIX DES SANS VOIX POUR LES DROITS DE L’HOMME (VSV)

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