N°026 : LA VSV DEMANDE AU GOUVERNEMENT DE REVENIR SUR SA DECISION PORTANT RETRAIT DE LA CIRCULATION DES PASSEPORTS SEMI-BIOMETRIQUES

La Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV) exprime son indignation suite à la décision impopulaire d’invalider les passeports semi-biométriques congolais à partir du 16 octobre 2017. Cette décision a été prise par le Ministère des Affaires Etrangères dans un communiqué officiel signé et rendu public par le Vice-ministre, Agée  Matembo Toto en date du 15 septembre 2017.

 

Pour le gouvernement de la République Démocratique du Congo cette mesure qui ne convainc personne est consécutive aux défis sécuritaires et migratoires. Le  gouvernement congolais considère que le passeport semi-biométrique reste et demeure la propriété de l’Etat congolais qui, pour une raison ou une autre, peut  le retirer de la circulation.

 

Cependant, la VSV s’étonne que le gouvernement congolais qui se vante la propriété du passeport semi-biometrique n’ait pas fait allusion aux frais très élevés d’achat des passeports. En effet, autant le passeport demeure la propriété de l’Etat congolais, autant lesdits frais d’achat demeurent la propriété de différents détenteurs qui sont en droit de réclamer le remboursement des fonds déboursés qui restent et demeurent leur propriété.

 

Aussi, la VSV pense que par respect et considérations envers la population, il est de bonne politique de revenir sur la décision controversée et impopulaire du Ministère des Affaires Étrangères et de laisser circuler les passeports semi-biométriques achetés  difficilement dans un contexte de crise sociale inouïe jusqu’à leur expiration avant de délivrer les passeports biométriques.  Agir autrement friserait et relèverait de la pure escroquerie d’un Etat vis-à vis de ses citoyens de surcroit longtemps paupérisés à souhait pour des fins d’enrichissement illicite avec le coût élevé des passeports en RDCongo.

En outre, l’opinion publique estime que la décision du gouvernement porte non seulement atteinte aux droits acquis mais également à la liberté de mouvement ou de circulation des porteurs des passeports semi-biométriques.

 

Tout compte fait, dans un contexte de crise politique due aux tergiversations sur l’organisation des élections avant fin 2017 et de crise sociale et économique, la VSV estime que par équité et pour consolider la paix sociale, le Ministère des Affaires Étrangères a l’obligation de revenir sur sa décision portant retrait de la circulation des passeports semi-biométriques.

 

En définitive, la VSV demande aux autorités congolaises de ne pas agir par défis dans la gestion de la chose publique contre la population comme elles en ont souvent l’habitude mais plutôt d’écouter régulièrement les revendications de celle-ci en sa qualité de souverain primaire. 

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