N°023 LA VSV DEMANDE AU PRESIDENT JOSEPH KABILA DE SUIVRE L’EXEMPLE DE SON HOMOLOGUE DU MALI, IBRAHIM BOUBACAR KEITA

  1. LA VSV DEMANDE AU PRESIDENT JOSEPH KABILA DE SUIVRE L’EXEMPLE DE SON HOMOLOGUE DU MALI, IBRAHIM BOUBACAR KEITA

La Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV) salue la décision sage et réfléchie prise, vendredi 18 août 2017, par le président de la République du Mali, son Excellence Ibrahim Boubacar Keïta relative au report du projet de révision de la Constitution de son pays à travers le référendum.

Ce projet de révision de la Constitution qui n’a pas rencontré l’assentiment du peuple malien a suscité des tollés de protestation sur toute l’étendue du territoire malien pour exiger au chef de l’Etat d’y renoncer et ce, à travers le slogan « Ne touche pas à ma constitution ».

Face au climat politique très tendu augurant des affrontements entre les différentes parties et donc d’occasionner des violations des droits de l’homme, le président Ibrahim Boubacar Keïta a écouté son peuple.
Aussi, a-t-il décidé vendredi 18 août 2017 de reporter ledit projet en vue de privilégier la décrispation du climat politique et l’apaisement dans son pays.

C’est ici l’occasion de demander au président de la République Démocratique du Congo, son Excellence Joseph Kabila confronté à la problématique de l’organisation des élections au plus tard le 31 décembre 2017 de suivre l’exemple du président malien qui a évité le pire à son pays en respectant la volonté et les aspirations de son peuple malgré les pressions des faucons de son camp qui le poussaient à maintenir un projet de révision de la constitution contesté et décrié par tout le monde jusqu’au-delà des frontières du Mali.

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Le président Joseph Kabila a plus à gagner en respectant la volonté de la population qui tient à aller coûte que coûte aux élections avant fin 2017. Il est temps qu’il se ressaisisse pour éviter d’autres violations massives des droits de l’homme dues au processus électoral.
C’est ici l’occasion de rappeler les nombreux morts provoqués par les tentatives de révision de la loi électorale en janvier 2015, des tueries de septembre et décembre 2016 à Kinshasa et en provinces consécutivement au torpillage du processus électoral. Les Congolaises et Congolais ont déjà payé un lourd tribut suite à l’absence de volonté politique d’organiser les élections dans le délai constitutionnel.

En définitive, la VSV demande au président de la République de ne pas trop se fier aux mauvais conseils de certaines personnalités de la Majorité Présidentielle plus enclines à sauvegarder leurs intérêts personnels en privilégiant, à l’instar de son homologue du Mali, l’apaisement et la décrispation politique qui doivent impérativement passer par l’organisation des élections avant fin 2017.

 

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