N°022 LA VSV DENONCE LA PRISE DE POSITION DE LA SADC SUR LA TENUE DES ELECTIONS EN RDCONGO

CONTRE LA PRISE DE POSITION DE LA SADC SUR LA TENUE DES ELECTIONS EN RDCONGO

La Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV) est vivement préoccupée et choquée par la prise de position de la Communauté de Développement d’Afrique Australe/Southern African Development Community (SADC) à l’occasion du discours de clôture du 37ème sommet des chefs d’Etats et de gouvernement des pays membres prononcé, ce dimanche 20 août 2017 par son président en exercice, le Président Sud Africain Jacob Zuma sur l’impossibilité de tenir les élections en République Démocratique du Congo (RDC) avant fin décembre 2017 suite à un certain nombre des défis.

Pour la VSV, cette prise de position foule au pied les attentes légitimes de la population congolaise qui souhaite ardemment l’organisation des élections avant fin décembre 2017. Elle viole également les dispositions pertinentes de l’Accord de la Saint Sylvestre signé le 31 décembre 2016 ainsi que celles de la Résolution 2348 qui disposent que les élections présidentielle et législatives doivent avoir lieu avant fin décembre 2017.

La VSV pense que la SADC ne peut pas se substituer au souverain primaire qu’est le peuple congolais mais doit, par contre, soutenir les aspirations légitimes de ce dernier à élire ses gouvernants à tous les niveaux afin de mieux lui permettre de contribuer à l’épanouissement économique de cette sous région.
Tout compte fait, en lieu et place de faire des discours visant à retarder les élections en République Démocratique du Congo, la SADC qui a pour mission de promouvoir entre autres le développement économique des Etats membres, aurait dû soutenir les aspirations légitimes de la population congolaise en interpellant les gouvernants congolais pour que les élections aient lieu en temps prévu conformément à l’Accord et à la Résolution sus évoqués afin de mettre un terme à la crise politique dans laquelle la RDCongo est plongée actuellement.

La VSV rappelle à la SADC que les tergiversations, les manœuvres dilatoires et autres calculs politiciens pour retarder le processus électoral ont déjà causé des dizaines des morts en RDCongo et qu’il est donc temps de mettre fin à l’illégitimité des animateurs des institutions en République Démocratique du Congo en vue de prévenir, cette fois-ci, les violations massives des droits humains liées au processus électoral.

Fait à Kinshasa, le 21 Août 2017

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