Qui somme nous

La Voix des Sans-Voix pour les droits de l’homme (VSV), association sans but lucratif est une organisation non gouvernementale de défense des droits de l’homme basée à Kinshasa-Ngaliema, république démocratique du Congo (RDC). 

Créée en 1983, aux risques et périls de ses animateurs, sous un régime politique totalitaire à parti unique assis sur une machine oppressive et répressive soutenu par la systématisation du culte de personnalité à outrance et fermé hermétiquement à toute veilleté ou entreprise relative aux droits de l’homme considérés comme une activité subversive menée par des fils et filles égarés à la solde des puissances étrangères, la VSV a œuvré pendant quelque sept ans en cachette dans des conditions particulièrement difficiles de marginalisation et de manque de soutien presque total.

Les efforts déployés, dans un environnement quotidien peu favorable, si pas hostile, pour travailler en faveur des droits humains ont été couronnés par un prix international décerné à la VSV en 1992 par Reebok Human Rights Programs, Boston, Massachussetts, USA.

Veste pour HommesAprès la répression sanglante de la marche pacifique des chrétiens et croyants (peuple de Dieu) le 16 février 1992 à Kinshasa, Zaïre réclamant la réouverture des travaux de la conférence nationale souveraine, forum populaire chargé de discuter et définir les modalités de la période de transition politique et l’avenir démocratique du pays, la VSV a co-initié la création d’un collectif des ONG zaïroises appelé « Comité Droits de l’Homme, Maintenant ! », regroupant la Ligue Zaïroise des Droits de l’Homme (Lizadho), l’Association Zaïroise de défense des Droits de l’Homme (Azadho), la Voix des Sans-Voix pour les droits de l’homme (VSV), le Comité pour la Démocratie et les Droits de l’homme (CDDH), le groupe Amos, renforcées quelques années après la Ligue des Electeurs (LE) et les Toges Noires. La présidence de la structure collective a été confiée à la VSV dès la création jusqu’en septembre – octobre 1998.

Actuellement, la VSV fait partie de la plate-forme des ONG des droits de l’homme dénommée « Réseau National des ONG congolaises des Droits Humains (RENADHOC) », de l’Union Interafricaine  des  droits  de  l’homme l’UIDH.

Aussi la VSV s’investit-elle activement dans les efforts de redynamisation de la société civile afin d’accroître l’efficacité du mouvement pro-démocratique en vue de l’avènement d’un Etat de droit en RDC.

Afin de participer à la préparation de la population dans la gestion des échéances électorales, la VSV fut co-initiateur de la mise sur pied en mai 1996 de la commission électorale indépendante (CEI) pour laquelle le bureau de la VSV a servi de siège provisoire.

La VSV est également agissante en dehors de Kinshasa en nouant des liens de partenariat avec les ONG en provinces ou, le cas échéant, en y installant des sections (antennes).
Pour ce faire, la VSV réserve une attention particulière aux autres organisations des droits de l’homme en faveur desquelles elle développe des actions de solidarité. Cette attention et solidarité ont conduit à la mise en œuvre d’un « programme d’appui aux autres ONG des droits de l’homme et renforcement des liens de partenariat » qui accorde de facilités de travail (dispatching rapports, publications, lettres, points de presse, secrétariat, communications, contacts utiles…) destinées à contribuer à la promotion d’autres ONG (jeunes ou basées en provinces).

Dans le but de concrétiser son souci de contribuer à plus d’efficacité des ONG des droits de l’homme au niveau national, la VSV a organisé en juin 1996 à Kinshasa le premier forum national des ONG des droits de l’homme du Zaïre.

Pour tous ces efforts de travail horizontal en faveur du mouvement associatif au Zaïre (Congo/Kinshasa), la VSV a reçu en mai 1997 un autre prix international des droits de l’homme lui attribué à Washington DC, USA par International Human Rights Law Group.

Avec le déclenchement en septembre 1996 de la guerre de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo (AFDL) qui, par la chute du régime du président Mobutu Sese Seko, a conduit à la prise du pouvoir par l’AFDL le 17 mai 1997, la VSV, entrevoyant les symptômes de l’avènement d’un régime politique non respectueux des droits humains et de menaces et risques de guerre pesant sur le pays, a installé dans les 24 communes de Kinshasa et établissements d’enseignement supérieur et universitaire des comités locaux de surveillance et d’actions dénommés « Comités droits de l’homme à la base/VSV » en vue d’assurer une meilleure prise en charge des questions des droits de l’homme par la population elle-même à la base.

Visant une prise en charge intégrale des victimes, la VSV, en coopération avec des organisations spécialisées ou des consultants, fait fonctionner son programme d’assistance judiciaire.

Veste pour HommesLe programme de monitoring sur les violations des droits humains et actions de lobbying auprès des autorités accorde une place importante aux missions d’enquêtes sur terrain, visite des prisons et autres lieux de détention, publication et diffusion d’un bulletin trimestriel d’information, des rapports, communiqués de presse, des affiches périodiques sur les détenus d’opinion et politiques et victimes d’arrestations arbitraires et détentions illégales, des autocollants et autres feuillets et dépliants sur les droits de l’homme, des lettres et entrevues de pression en faveur des victimes (réhabilitation socio-professionnelle, libération des détenus, régularisation des dossiers judiciaires…).

Les actions de sensibilisation, d’initiation et d’éducation aux droits de l’homme concernent l’organisation des forums de réflexion, sessions et séminaires de formation à l’attention de différentes couches de la population.

En réponse aux innombrables sollicitations, la VSV a démarré en 1995 un programme humanitaire d’information et d’assistance en faveur des ressortissants de la république démocratique du Congo (ex Zaïre) expulsés de l’Occident (Europe, Amérique).
Quant au programme d’assistance socio-médicale, il permet à la VSV de prendre en charge depuis 1992 des personnes indigentes victimes de l’insécurité généralisée, des répressions armées ou militaires et violences politiques.

Sur le plan international, la VSV entretient des liens étroits de collaboration avec le réseau international des droits de l’homme, en l’occurrence Amnesty International, Human Rights Watch, l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’homme (programme conjoint de l’Organisation Mondiale Contre la Torture –OMCT- et la Fédération Internationale des Ligues des droits de l’homme -FIDH)…

Au niveau onusien, la VSV coopère avec le système des Nations-Unies, précisément les mécanismes des droits de l’homme (la commission des droits de l’homme, les rapporteurs spéciaux, les groupes de travail…).
S’agissant de la RDC, la VSV apporte depuis 1994 son concours au rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme et a contribué aux efforts qui ont conduit à l’ouverture effective en décembre 1996 du bureau sur terrain en RDC du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme.


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