DECLARATION ORALE A LA 42ème SESSION DU CONSEIL DES DROITS DE L’HOMME

Merci Monsieur le président,

L’Organisation Mondiale Contre la Torture et ses partenaires en RDC, la Voix des Sans Voix pour les droits de l’homme et SOS Information Juridique Multidimensionnelle, saluent les conclusions de l’Examen Périodique Universelle pour la RDC et la volonté de l’État congolais à accepter les recommandations clés.

Cependant, les récents développements politiques marqué par la nomination d’un nouveau gouvernement présentent quelques inquiétudes. En effet, la trop grande présence de ministres proches et proposés par l’ancien Président de la République fait craindre des entorses à la lutte contre l’impunité des violations des droits humains qui constitue pourtant un engament important du présent Tshisékédi.

Après plusieurs décennies de répressions, d’assassinats et disparitions forcées des défenseurs des droits de l’homme à l’instar de Floribert CHEBEYA, Fidèle BAZANA, Rossy MUKENDI, Thérèse KAPANGALA, etc.), il est important que ce nouveau gouvernement  prescrivent des enquêtes judiciaires et que des mesures concrètes soient prises pour donner une suite effective aux nombreux rapports sur les violations de droits de l’homme et du droit international humanitaire à travers le pays, y compris le rapport Mapping, sur le Kassaï et Yumbi.

Monsieur le Président,

Depuis février 2019, le nombre de violations de droits de l’homme a diminué de 8% comparé à l’an dernier y compris dans les zones de conflit. Cela s’explique par les efforts des nouvelles autorités. Cette situation doit être consolidé par des réformes structurelles sur le plan institutionnel et législatif. La corruption observée dans le processus électoral ayant provoqué de nombreuses contestations au cours des derniers mois doit constituer une priorité au nombre de ces réformes.

Enfin, Cinq mois après son passage devant le Comité contre la torture, le gouvernement n’a toujours pas commencé à implémenter les recommandations prioritaires du CAT notamment la création du Mécanisme Nationale de Prévention de la torture, la vulgarisation de la loi criminalisant la torture et l’établissementd’un fonds d’indemnisation opérationnels pour les victimes d’actes de violence sexuelle entre autres.

Je vous remercie.

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