PRISE DE POSITION DE LA VOIX DES SANS VOIX POUR LES DROITS DE L’HOMME FACE A LA SITUATION SOCIO-POLITIQUE DE L’HEURE EN RDCONGO : LA DISSOLUTION DU PARLEMENT, UNE SOLUTION IDOINE SI LE FCC NE MET PAS FIN AUX ENTRAVES AU BON FONCTIONNEMENT DE L’INSTITUTION PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE.

La Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV) rappelle à l’opinion publique que la RDCongo ne va pas bien malgré les énormes espoirs suscités par l’alternance au sommet de l’Etat après l’élection présidentielle de décembre 2018.

En effet, des millions de congolaises et congolais commencent à exprimer des inquiétudes en ce qui concerne l’avenir de ce grand pays au cœur de l’Afrique. La psychose vécue avant la fin du deuxième et dernier mandat de l’ancien président Joseph KABILA avec des craintes d’un lendemain incertain émaillé des violences commence à se faire sentir de plus en plus dans certaines provinces.

 

La RDCongo fonctionne comme un pays pris en otage par le FCC de l’ancien Président KABILA bien que se trouvant en coalition avec le CACH du Président Félix TSHISEKEDI. Presque partout en RDCongo, les congolaises et congolais ne cessent de se rendre compte que le Président Félix-Antoine TSHISEKEDI n’a pas tous les pouvoirs d’agir malgré sa bonne volonté de répondre aux nombreuses attentes de la population.

 

Le Président de la République ne peut rien faire sans l’aval du FCC.

Des entraves aux décisions du Chef de l’Etat frisant le ridicule, mieux l’humiliation de l’Institution Président de la République sont étalées au vu et au su de tout le monde. Le Président décide mais le FCC bloque à travers certains ministres présentés par lui au Chef de l’Etat pour nomination tout en déclarant qu’il n’y a pas de crise entre le FCC et le CACH.

 

Tout va bien, tout va s’arranger avec des négociations, déclarent parfois certains cadres du FCC. Pendant ce temps, des ordonnances signées par le Président de la République souffrent d’exécution par les ministres recevant des ordres en dehors du gouvernement. Des tollés de protestations et réactions se sont faits entendre de la part des cadres du FCC lorsque madame La Ministre des Affaires étrangères issue du CACH rappelle des ambassadeurs, les nominations dans les entreprises publiques doivent obligatoirement faire l’objet de partage entre les deux (2) parties avec sans doute la part du lion au FCC comme cela s’est fait pour les postes ministériels.

La RDCongo se trouve dans une situation où Avant l’alternance égale Après l’alternance et c’est inacceptable après une année de gestion du pouvoir par Le Président Felix-Antoine TSHISEKEDI.

 

Le Président de la République doit s’assumer, qu’il n’ait pas peur car il peut compter sur la population congolaise de toutes les provinces de la RDCongo.

Lorsque l’intérêt supérieur de la nation l’exige, le Prince, sauvera-t-il la coalition politique FCC-CACH ou la nation ?

 

Il est temps pour les acteurs politiques congolais de comprendre que le Président a dans ses prérogatives, le pouvoir de dissoudre le parlement s’il faut qu’il sauve la RDCongo et qu’il instaure l’Etat de droit.

 

Oui, le Président a le droit de dissoudre le Parlement s’il c’est la voie obligée pour qu’il donne à manger à la population ou qu’il offre des conditions socioprofessionnelles appropriées aux agents et fonctionnaires de l’Etat, aux militaires, policiers, magistrats, médecins, infirmiers, enseignants, etc.

 

La RDCongo va mal suite à une coalition politique qui ne peut tenir compte des intérêts de la population et qui veut tout prendre en otage.

 

SITUATION DES DROITS DE L’HOMME

 

Pendant la première année de l’exercice du pouvoir par son Excellence Félix-Antoine TSHISEKEDI, la VSV pense que le bilan est mitigé. Il est de choses qui ont été faites et qui ont satisfaits des millions des congolais et bien d’autres qui ne l’ont pas été et qui auraient dues être faites en l’an 1 gaspillé suite aux disputes de partage de pouvoir au sein de la coalition FCC-CACH.

 

La lutte contre l’impunité n’a pas été effective car au nom de la vraie fausse coalition politique le Président n’a pas voulu fouiner sur le passé des violations des droits de l’homme.

L’exercice des libertés publiques a connu des reculs à partir du mois de juin 2019 et certains agents des forces de l’ordre ont commencé depuis lors à revenir aux anciennes méthodes de répression accompagnées des brutalités sans rien craindre comme au début du règne du Président Félix-Antoine TSHISEKEDI.

 

A titre illustratif, plus de quinze (15) manifestations pacifiques ont été réprimées depuis le début du mois de janvier 2020.

La lutte contre la corruption est restée plus au niveau des déclarations et des intentions à cause de la coalition politique…

 

L’opinion publique est plus que convaincue que si le Président de la République avait les mains libres pour agir, il aurait déjà entamé plusieurs chantiers pour répondre aux attentes de la population congolaise et à celles liées à l’avènement effectif de l’Etat de droit en RDCongo.

 

C’est ici l’occasion de saluer, les efforts fournis par les nouvelles autorités pour la gratuité de l’enseignement primaire dans les établissements publics, l’ouverture de la RDCongo aux autres pays du monde, la réhabilitation de nombreuses infrastructures routières, scolaires, la décrispation du climat politique avec la libération des prisonniers politiques et d’opinion, le retour des exilés politiques, la réouverture des médias fermés, etc.

 

Aussi, la VSV pense-t-elle que la continuité de la coalition FCC-CACH dépend largement du comportement républicain du FCC qui doit respecter l’Institution Président de la République afin que celle-ci puisse travailler dans la sérénité en ayant les mains libres.

 

Toutes les congolaises et tous les congolais sont convaincus que la RDCongo va mal à cause de la coalition politique FCC-CACH. Des signaux forts de changement sont donc attendus du FCC pour donner une réelle chance à la paix et à la concorde nationale et surtout au maintien du Parlement dans sa configuration actuelle.

 

RECOMMANDATIONS

 

  1. Au Président de la République:

 

  • De dissoudre, à tout moment, le parlement s’il appert que les Représentants du peuple et des ministres FCC ne lui facilitent pas la tâche pour répondre aux nombreuses attentes de la population congolaise ;
  • De faire usage effectif du stylo rouge pour démettre de leurs fonctions les ministres qui ne veulent pas l’accompagner dans sa lourde mission ;
  • De nommer les nouveaux mandataires publics sur base des critères de méritocratie et non sur base d’une répartition FCC-CACH et autres appartenances politiques pour exclure injustement des personnes ne faisant pas partie de ladite coalition.

 

  1. Au Front Commun pour le Congo (FCC)

 

  • De cesser avec les entraves injustifiées au bon fonctionnement de l’Institution Président de la République et d’œuvrer pour la stabilité des Institutions, la paix et la concorde nationale ;
  • De laisser les ministres issus de cette plateforme travailler conformément à la vision du Président de la République et de mettre fin au double degré de redevabilité des ministres du gouvernement central comme si le pays était dirigé par deux (2) Chefs de l’Etat.

 

  1. A la population

 

  • De demeurer vigilante et de soutenir le Président de la République, en cas de dissolution de l’Assemblée nationale pour l’intérêt supérieur de la nation.

 

  1. Aux députés nationaux et sénateurs proches de la population

 

  • De ne pas s’inquiéter, en cas de dissolution de l’Assemblée nationale par le Président de la République car la population leur renouvellera indubitablement sa confiance avec de nouvelles élections.

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